Les témoins

Les deux premiers témoignages reçus à Bordeaux en janvier 1988 furent ceux de Sébastien et de César. Sébastien l’un des fils d'Aristides de Sousa Mendes, n’était pas à Bordeaux en Juin 1940, agé alors de 17 ans, il poursuivait ses études au Portugal. Mais deux ans plus tard, il fit valoir le fait d'être né en Amérique, pour s'engager dans l'armée américaine, avec son frère Carlos. Aprés la victoire, à son retour du front, à Noël 1945, c’est lui, le premier qui s’était employé à tirer de l'oubli l'attitude héroique de de son père en ces heures tragiques de juin 1940.

En 1951, Sébastien tentera d’écrire un livre: "Flihgt trought Hell" (Fuite à travers l’enfer) qu’il eut du mal à diffuser. En Mai 1954, après la mort de son père il en résumera l’essentiel espérant trouver un journaliste qui accepte de "faire Mémoire" de son père. Son frère John Paulo l'aidera dans ses démarches auprés des journalistes, mais il faudra attendre 1961 pour que les premiers articles soient publiés dans la presse américaine: "National Jewish Monthly", "Togheter", "San Francisco News"... Joana pour sa part va prendre l'initiative d'écrire à ceux dont elle se souvient du nom, et qui ont été sauvés par leur père. Une 2me édition de "Flihgt trought Hell" paraitra en 1968, et comportera en 2me partie ces témoignages et autres articles. Édition qui sera suivie d'un certain nombre de nouveaux témoignages reçus... Par ailleurs le 50 me anniversaire de sa mort et les 60 ans de la libération des Camps Auschvitz-Birkenau ont été une occasion de provoquer de nouveaux témoignages ou de mettre en valeur des témoignages dont nous n'avions pas eu connaissance.

Ces témoignages sont présentés dans l'ordre suivant :


1 - Ceux qui étaient présents au Consulat en Juin 1940 :

Pedro Nuno, le fils d'A.Sousa Mendes, qui se trouvait à Bordeaux en Juin 1940, il a aidé son père à confectionner des visas. (Magazine Domingo 23- 01- 05)
César, le neuveu du consul, présent à Bordeaux en Juin 40, ses témoignages furent rassemblés en un seul récit. Il était là, il a vu, il a participé...
Le Rabbin Kruger qui avait quitté la Pologne et venait d'arriver à Bordeaux avec sa femme et ses six enfants, il voulait rejoindre sa famille aux USA. Il était présent au Consulat. (Schmil Goldberg, servait les pauvres à la cantine juive de Lisbonne en 1941, où Aristides était venu demander l'aumône).
Charles Oulmont, Professeur à la Sorbonne qui, en plus de sa propre vie et celle de son épouse, lui devait d'avoir pu sauver de la destruction tous ses manuscrits.


2 - Ceux qui étaient à Bordeaux et ont reçu des visas au Consulat en Juin 1940 :

Otto De Habsbourg avait obtenu des visas, pour lui et les siens. À la demande de Joana de Sousa Mendes, il demande à son fondé de pouvoirs, le Comte Degenfeld de raconter les faits (Lettre du 18 Mai 1968).
La Grande Duchesse Charlotte de Luxembourg avait, elle aussi obtenu des visas, pour elle même et pour tous ceux qui accompagnaient sa fuite...








Moïse Elias, qui devienda par la suite l'un des responsables de YAD VASHEM, lui et son épouse lui doivent la vie.








Ilja Dijour, qui deviendra le responsable de UNITED HIAS SERVICE à New York (Agence Mondiale des Migrations juives), lui et son épouse lui doivent la vie. Il était à Bordeaux. Il a vu.








Marguerite Galimir (épouse Rollin), fille de Mosco Galimir, qui arrivés à Hendaye aprés l'arrivée des allemands, fut obligée de revenir à Bordeaux, munis d'un faux passeport, ils ont pu demeurerà Bordeaux jusqu'en mai 1941, date à laquelle munis d'un visa américain, ils ont pu "légalement" partir en Amériques. Présents plus de 15 jours au consulat. Elle a vu..!


3 - Ce qui étaient au "Passal" à Cabanas de Viriato (Portugal) :

Sébastien & Luis Felipe, ses fils qui poursuivaient leurs études au Portugal, Luis Felipe le plus jeune, tout en continuant ses études servait de secrétaire à son Père, jusqu'à son départ au Canada en 1948
Des voisins du Passal : Antonio Borges Silva et José Martins

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