Esta pagine em Português.

30.000, dont 10.000 juifs !..
C'est le nombre de ceux qui doivent leur salut à Aristides De Sousa Mendes, sans compter ceux qui obtinrent un visa du Vice-Consul de Toulouse qui lui, délivra des visas jusqu'en Août 1942, et dont bénéficièrent principalement les républicains espagnols, prisonniers au Récébédou.


(Reader Digest Décembre 1988)
"La plus grande action de sauvetage menée par une seule personne, pendant l'Holocauste."

écrit Yehuda Bauer.

Il y a un épisode de l’histoire de Sousa Mendes qui méritait d’être conté. Si les biographes en ont rendu compte ce n’était pour eux qu’un détail de plus s’ajoutant à une longue histoire. Les dessinateurs, plus attentifs au pittoresque se sont emparés du fait pour le graver dans nos mémoires. Le "Reader’s Digest", Jocelyn Gilles dans sa B.D. nous ont présenté cet épisode mémorable, cette caravane hétéroclite de pauvres gens portant leurs valises, d’autres tenant leur vélo à la main, des voitures surchargées, tous marchant à la suite d’une autre voiture conduite par Aristides de Sousa Mendes en personne. Ses enfants nous ont dit:

"Notre père connaissait cette petite route, un peu à l'écart du pont d'Hendaye. Lorsque nous partions en vacances il le prenait souvent pour éviter les longues attentes au poste frontière d’Hendaye. Ce poste frontière de campagne n’était pas encore équipé du téléphone et on pouvait espérer que les consignes de Madrid n’étaient pas encore parvenues jusqu’à lui".

En effet, le poste frontière d’Hendaye, venait d’être alerté. Ses gardes savaient désormais que les visas ou passeports signé par le Consul de Bordeaux étaient sans valeur. Leurs porteurs devaient être inexorablement refoulés. Les armées allemandes occupaient maintenant Hendaye et la région. La rigueur s’imposait.

C’était donc l’ultime tentative pour passer la frontière, espérer rejoindre ainsi le monde libre et pour beaucoup d’entre eux échapper à une mort certaine. Mais cette caravane est aussi pour nous l’image de la ténacité et de l’acharnement d’Aristides de Sousa Mendes de pousser jusqu’aux ultimes limites le choix qui avait été le sien:"Les sauver tous, et cela quelles que soit la couleur de leur peau, leur religion, leurs options politiques, leur nationalité..Tous" ...!

30.000 ?On s’est posé la question : Combien d’hommes, de femmes, d’enfants auront ainsi réussi à échapper à l’horreur. On a avancé ce chiffre de "30.000, dont 10.000 juifs". Ce chiffre est celui qui a été évoqué par l’ensemble de la presse qui nous venait d’Amérique. En ce qui nous concerne, nous l’avons lu pour la première fois dans le journal "O Emigrante" daté du 29 Mai 1987. Il fait état en effet de ces 30 000 personnes dont le tiers étaient des juifs".

Mais "O Emigrante" n’était pas le seul à faire état de ces 30 000 personnes, dont 10 000 juifs et c’est bien cette estimation qui a été diffusée par l’ensemble de la presse américaine et portugaise, en particulier les différentes éditions du "Reader’s Digest" (Déc. 1988, pour l'édition française). Il est certain que quand on évoque les circonstances dans lesquelles ces visas ont été établis, ce chiffre n'est plus de nature à nous surprendre.

Il a été retenu par Irène Pimentel dans un article, qui se referre lui même à une étude de Augusto d’Esaguy sur les archives de la PIDE (Two Adresses 1950,Historia Nov.98 page16), qui fait état de 18.000 étrangers qui seraient entrés au Portugal entre les 24 et 26 Juin 1940.
http://www.cidadeimaginaria.org/bib/JudeusCaldas.pdf

Pour sa part, Esther Mucznick fait état de 50.000 réfugiés, elle nous renvoie à une étude de la S.D.N.qui précise: "la plupart d’entre eux grâce à un visa d’Aristides de Sousa Mendes" (Historia Junho 1999 page 37).. Mais à cette évaluation, s’ajoute aujourd’hui une découverte intéressante qui confirme les témoignages recueillis.

En effet en 1998, un fait nouveau est apparu, en classant les archives de comptabilité du Consulat Portugais de Bordeaux, un employé a retrouvé:

Le Livre de Comptabilité de José Seabra.

Ce livre, qui fait état des timbres vendus par le Secrétaire du Consul durant le premier semestre de 1940, il est d’autant plus précieux que, selon les témoins de l’époque, si José Seabra avait fini par obéir aux ordres du Consul, il n'avait pas pour autant renoncé à appliquer scrupuleuse- ment les règlements en vigueur. Or il fallait 15 à 20 minutes pour rédiger un passeport, et à la fin de ce cahier de comptabilité de plus de 60 pages, Seabra, le secrétaire, conclue à la dernière page : 1.674 visas et passeports délivrés entre le 1er Janvier et le 22 Juin 194O.

On y retrouve quelques noms connus, en particulier, au n°2.I34, celui de : Spett Mr et Mme, née Dreyfus, l'un des rares passeports reproduit par un auteur américain, ("The courage To Care" par Rittner Myers, page 131). S'il porte le n° 636, ce chiffre concerne le consulat de Haïti (page de droite, valable 30 jours),on constate que sur le registre de Seabra, à la page 21, il porte le n° 2.134. José Seabra, en bon fonctionnaire respectueux de la Loi, n’a accordé son visa qu'aprés avoir exigé de Spett un visa pour un pays outre Atlantique, Haïti en l'occurence, valable pour 30 jours, le temps de rtouver un moyen de transport. Le Portugal n'étant qu'un lieu de passage.

On retrouve aussi, sur ce livre de comptabilité, un certain nombre de témoins : Joseph Matuzewitz avec le N° 1.178, et 1.179 pour son épouse Lucie, les Montezinhos avec les n° 1.504 à 1.508, Robert Montgomery avec le n° 1.436, Charles Oulmont avec le n° 2.000 ou encore les Rotschild, des n°1745 à 1755, cités par Rui Afonso.

On remarquera que au bas de l'une des dernières pages du cahier, (page 58) , J.Seabra souligne : "Les visas portant les numéros 2.763 à 2.850 ont été délivrés par Mr. le Consul en dehors des heures de service". Des visas pour lesquels, les bénéficiaires auraient tenus à munir leurs passeports des timbres reglementaires et dont ils auraient voulu s’acquitter... Mais une telle manière de faire brouille les calculs de Seabra, les pages suivantes portent toute une série de numéros raturés, sans aucun nom pour leur faire face..!...? Il est certain qu’au delà de cette page 58, Seabra lui même ... est dépassé par les évènements, il ne sait plus comment faire et le 22 juin, il termine son cahier par ces mots :

" 1674 visas parmi lesquels 80 noms n'ont pas été inscrits". Comptabilité oblige !

Enfin, en novembre 1986, lorsque il est question de décorer Aristides de Sousa Mendes de l’Ordre de la Liberté, Lisbonne ordonne une enquête. Le Consul de Bordeaux est chargé de rendre visite à José Seabra, agé et en mauvais état de santé, pour lui demander de rendre compte des évènements de 1940, dont il a été le témoin. "Le Consul Frota précise:
"
Il ne peut en préciser le nombre, même approximatif, mais il affirme en toute sureté qu'il y en eut
"Beaucoup de centaines"..."muitas centenas "! (ASM "Les Documents page 120 -3/c).

Seize centaines pour sa part, c’est déjà un beau chiffre pour un homme qui tient à respecter tous le détail des directives administratives !... Mais comme on l’a vu plus haut, à Bordeaux, ils étaient, 4 ou 5 au travail, ils préparaient les documents et le Consul apposait sa signature.
D’autre part, comme nous le verrons plus loin, c’est lui qui en tant que Consul Général avait autorité sur le Vice Consul de Toulouse: Émile Gissot. Lorsque les communications ne sont plus possibles entre Toulouse et Bordeaux, il l’autorise à donner lui même des visas à tous ceux qui le lui demanderont
( injustiça .p. 108 ). Enfin il va à plusieurs reprises à Bayonne et Hendaye pour mettre en demeure ses subordonnés: Faria Machado et Vieira Braga d’agir de la même manière.

Mais laissons à Sébastien le soin de nous raconter l'arrivée de son père à Bayonne, récit qui se trouve dans la 2 me partie de "Fuite à travers l'enfer: ( ASM Doc.p.52)-

"Nous nous sommes arrêtés devant le bureau du Vice-consul et nous avons suivis le Dr Mendes-


Image extraite de la B.D. "Bordeaux dans la tourmente"
- au consulat. Le Vice-consul vint voir qui nous étions et le Dr Mendes, s'asseyant à l'un des bureaux, demanda :
-" Pourquoi n'aidez-vous pas ces pauvres réfugiés" ? moi que notre gouvernement a refusé de donner des visas à quiconque, et cela catégoriquement ! " -"Vous dites que vous êtes ici pour exécuter les instructions que vous recevez de vos supérieurs ?..

"Eh bien, je suis encore le Consul Général de Bordeaux, et par conséquent, votre supérieur. Par conséquent je vous donne l' ordre de délivrer autant de visas qu'il en faudra".

"Sur ces paroles, il envoya des messagers au-dehors dire aux réfugiés de se présenter à la chancellerie du consulat pour obtenir leurs visas. L' émissaire, comme s'il commençait à comprendre de quoi il retournait, ne dit plus rien et se contenta d'observer. Le Vice-consul entra dans une rage folle quand il vit le Dr Mendes s'asseoir à son bureau et préparer les tampons de caoutchouc et les formulaires pour établir les visas. Il faut savoir que les visas donnés par le Dr Mendes étaient uniques dans leur genre. Ils étaient rédigés à peu prés ainsi:

"Le Gouvernement portugais demande au Gouvernement espagnol de bien vouloir laisser le porteur des présentes passer librement à travers l' Espagne. Cette personne est réfugiée du théatre d'opérations européen, en transit vers le Portugal".

"Ces visas étaient des bouts de papier sans autre marque d'identification que le cachet officiel du consulat. Voilà le genre de visa que délivrait le Dr Mendes. Le temps n'était plus aux formalités administratives. La vie et la sécurité de chacun de ces réfugiés, était la seule chose qui comptait pour le Dr Mendes. Le jour suivant, quand les réfugiés qui étaient venus à Bayonne, eurent à leur tour repris leur marche vers le salut, le Dr Mendes informa de nouveau l'émissaire qu'il était prêt à continuer le voyage vers Lisbonne".

"Nous sommes arrivés à Hendaye, à la frontière franco-espagnole, tard dans la soirée. Une fois de plus, nous avons trouvé là une grande foule de réfugiés, plus que nous n'en avions jamais vu auparavant. Tous les réfugiés qui avaient été encouragés par le Dr Mendes, et beaucoup, beaucoup d'autres, des milliers, étaient venus pleins d'espoir à Hendaye, seulement pour voir leurs espoirs anéantis... désormais le pont était soigneusement gardé.

"L' Espagne, en collaboration avec le Portugal, avait fermé sa frontière. Le Dr Mendes ne pouvait plus rien faire pensait chacun. Non, il ne restait rien que le Dr.Mendes ne put faire, devant ce nouveau rebondissement de la persécution des réfugiés. Dieu, cependant aide ceux qui mettent leur confiance en lui. Certes le Dr. Mendes ne pouvait pas du tout intervenir dans cette situation. Ici il y avait des espagnols armés prêts à arrêter tous ceux qui essaieraient de passer en Espagne.

"Beaucoup de réfugiés, sans doute, priaient Dieu fidèlement. Le Dr. Mendes aussi. Sans savoir ce qu'il faisait lui-même, le Dr.Mendes dit aux réfugiés rassemblés sur une grande Place à Hendaye. "Ne posez pas de questions suivez-moi." Ayant dit cela, et aprés avoir laissé aux réfugiés le temps de se préparer pour suivre sa voiture, le Dr.Mendes se mit en route.
- Où est-ce qu'il nous emmène ? - demanda Jules".

- "Je ne sais pas, je n'en ai pas la moindre idée. Mais je suis sûr qu'il va nous faire passer en Espagne....Nous avons roulé longtemps. C'était sans doute le plus long convoi qui ait jamais été réuni où que ce fut (°) ..il s'était dit que peut être les ordres du gouvernement espagnol n'avaient pas été transmis à tous les postes de la frontière. Les autorités espagnoles avaient supposé que, de toute évidence, les réfugiés allaient tous se présenter à Hendaye".


-D'aprés la BD.
"Ils avaient raison. Ils l'avaient fait.
Mais les autorités espagnoles avaient oublié qu'il y avait d'autres points de la frontière par lesquels les

réfugiés pourraient réussir à entrer dans le pays.

C'était exactement ce qui s'était passé.Le Dr Mendes était en tête, Il présenta aux gardes les papiers qui
l'accréditaient, et expliqua qu' il avait autorisé tous
les réfugiés à se rendre au Portugal et que, par conséquent, il fallait les laisser passer librement.

Ainsi avaient-ils fait".

"Deux jours plus tard, nous sommes arrivés à Elvas, au Portugal. Les réfugiés avaient pris d'autres itinéraires. Nous n'étions plus en convoi. Le Portugal en général avait meilleure allure que les autres pays que nous venions de traverser...(Doc.ASM p.53)".

C'est là le récit de Sébastien, celui de son fils, encore jeune, qui à ce moment était au Portugal, en train de poursuivre ses études, lui qui 3 ans plus tard partira avec son frère Carlos, s'engager dans l'Armée de Libération.

En Juin 1944, lui et son frère, seront de ceux qui seront largués sur la Normandie. C'est dans leur tenue de soldats américains qu'aprés la Victoire, ils viendront rendre visite à leurs parents. Ils ne tarderont pas à partir pour l'Amérique, où ils étaient nés, mais avant de quitter le Portugal, Sébastien fut celui qui prit soin d'interroger chacun de ceux qui avaient vécu ces heures douloureuses et héroïques. C'est lui qui mit par écrit la merveilleuse histoire des siens, dans son petit livre : " Fligt trough Hell " : "ILS FUYAIENT L'ENFER"

En 1948 lorsque sa maman Angelina mourut, Sébastien, de sa lointaine Amérique, envoya à son père le récit, qu'il avait fait de ces heures tragiques. "Tout ce que tu as écrit est correct" lui répondra Aristides, à la lecture de son manuscrit.

 30000 ce chiffre parait énorme, mais quand on analyse les circonstances, il n'a rien de surprenant, il donne une idée de l’ampleur de la tâche accomplie. fr.Bernard Rivière

_______________________________________________________________________________

(°) - Il est bien évident que les allemands étant déja
présents à Hendaye, il n'était pas question d'aller à
Béhobie par la route normale, en longeant la Bidassoa.

Tout laisse croire que revenant en arrière en direction
d'Urrugne il revint vers Béhobie par l'une des petites
routesqui existaient alors et dont le tracé fut repris 30
ans plus tard pour laisser place à l'autoroute.


Entrée du Pont de Béhobie vers l'Espagne


Et TOULOUSE ..?

En effet, en cette periode tragique de Juin 1940, Bordeaux n'était pas la seule ville du Sud Ouest de la France à être assaillie par les réfugiés. La situation à Toulouse était également très critique, la ville comme toute la région était submergée par des milliers de réfugiés et évacués (1). Beaucoup d'entre eux voulaient un visa de transit portugais. Parmi eux, trés certainement, un certain nombre de républicains espagnols, qui pouvaient espérer profitter de ce moment de grande confusion pour rentrer chez eux, d'où la victoire de Franco les avait chassés.

"Le Vice Consul honoraire de Toulouse, Émile Gissot, agé de 58 ans, diplomate français en retraite, ne savait que faire. Les reglements lui interdisaient, comme Vice Consul de concéder quelques visas. Gissot téléphona donc à son supérieur, à Bordeaux, lui expliquant la situation. Il semble qu'il le fit avant que Sousa Mendes ait pris sa décision du 17 juin. Le Consul répondit à Gissot en l'invitant à conseiller aux intéressés de s'adresser au Consulat de Bordeaux ou celui de Bayonne . En effet ces deux consulats étaient à ce moment, les deux seuls consulats de la région à être habilités pour délivrer des visas? Mais pendant les trois jours critiques , les déplacements de réfugiés pour Bordeaux ou Bayonne furent interdits par les autorités françaises. Gissot téléphona de nouveau à Sousa Mendes. Ce dernier l'autorisa alors à délivrer des visas, sans l'autorisation préalable du Ministère des affaires étrangères (Um Homem Bom - Ruy Afonso p.128)

D’autre part les conversations que Sousa Mendes avait eu avec le Senõr Bermejo, le consul espagnol, l’avait convaincu que le prestige diplomatique du Portugal serait blessé en obligeant les autorités espagnoles à mépriser la signature d’un consul portugais. Néanmoins, les autorités frontalières espagnoles commencèrent à demander la confirmation du consulat de Bayonne pour les visas délivrés dans la région de Sud-Ouest, y compris ceux délivrés par le vice consul de Toulouse, Emile Gissot. (Um Homem Bom - p.154)Ruy Afonso y revient encore aux pages 200 et 209 et lorsqu'il est nppelé à rendre compte de son attitude, lors de son jugement, il répond aux accusations, en particulier celle d’avoir autorisé le vice-consul honoraire de Toulouse, Émile Gissot à faire de même.

Cependant dans "Injustiça" page 108, il précise que pour répondre de cette accusation, devant le tribunal Sousa Mendes déclara avoir autorisé Émile Gissot a délivrer des visas "de transito", mais seulement à ceux qui étaient déjà porteurs de visas à destination de quelque pays d'Amérique".

Visa de transit..? c'était peut être le cas de Willy de Clercq, ce député belge européen qui le 17 novembre 1998 fut chargé de rendre hommage à Sousa Mendes au Parlement Européen de Strasbourg. En effet il raconta comment, encore enfant, lui et ses parents avaient réussi à quitter la France, avec un visa qui leur fut délivré par le Consul de Toulouse, sur les ordres de Sousa Mendes.

On remarquera, par ailleurs que ce fut Tovar, l'ambassadeur du Portugal à Madrid qui, deux mois aprés le procés disciplinaire de Sousa Mendes, demande à Salazar de le radier de son poste, il y revient dans un document du 2 Janvier 1941, dans lequel il accuse Gissot "de tout un ensemble d'irrégularités"... Mais le vice Consul honoraire de Toulouse ne fut démis de sa charge par Salazar qu'en Aout 1942...Par ailleurs il est surprenant de constater que les documents qui précisaient la nature de ses irrégularités signalées par Tovar ont mystérieusement disparus du procés individuel de Gissot, dont le dossier se trouve aux archives du Ministère des Affaires Étrangères.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
(1) Vidalene, L’exode (Paris:Presses Universitaires de France, 1957), pp. 343-344. - Pour plus d’informations sur Emile Gissot, voir procès du consulat de Toulouse, 1937-1949, Archives du ministère des affaires étrangères, R.S.A., 2.P.,A. 34, N. 48.
- Sur les problèmes de Gissot avec le ministère des affaires étrangères, voir Injustiça, p. 108.
- Par ailleurs il n'est pas inutile de rappeler que si le Vice-Consulat de Toulouse dépendait du Consul Général du Portugal de Bordeaux, le Vice-Consulat de Pau dépendait du Consul Général de Marseille. Et donc le reproche fait par un historien à Sousa Mendes de n'avoir pas répondu à la demande des portugais enfermés au Camp de Gurs est sans fondements. Tout laisse penser que Sousa Mendes a transmis la demande qui lui était faite à son collègue de Marseille. ( Voir la lettre de ce dernier, José Augusto de Magalhães page 108, dans "Aacção humanitaria de Aristides de Sousa Mendes na II Guerra Mundial". (Ministerio dos Neg.Estrangeiros 2004).

. ..............................................................